Debout à coté du sapin de mes beaux parents, je donne des petits coups de pieds dans les
paquets cadeaux, impatient d’offrir les miens. Quelle torture ! J’ai passé les derniers jours à glisser des indices partout. Pour le fils de mon beau frère j’avais subtilement caché un papier
dans la boîte de céréales qui lisait : « C’est un pyjama ! », après qu’il l’ait lu je lui ai souris en demandant : « T’as deviné ce que c’est petit chenapan? ». Il me regarda d'un air confus
pendant que je lui passais la main dans les cheveux. C’est alors que son père entra dans la pièce, je fis part de mon admiration pour la tignasse de son petit, ce qu’il n’apprécia pas beaucoup:
apparemment la douceur du cuire chevelu des enfants est devenu un sujet délicat depuis quelqes années. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’aujourd’hui mon beau frère est assis à l’extrémité du
fauteuil avec son fils, ne comprenant pas pourquoi je suis invité à leur noël familial, il me montre du doigt en chuchotant un peu fort à bon papa: « Mais papaheuuuuu ! », étrange pour un homme
de 35 ans. Il faut tout de même admettre que j'avais rencontré ma fiancé le 15 décembre, donc deux semaines précédents ce noël inconfortable.
Soit, je me suis juré de ne rien dévoiler avant l'ouverture des présents, si ce n'est que ce petit indice pour le gamin! Nous n'avions pas encore mangé et la tradition de cette famille veut que
le partage des offrandes se fasse après le repas. C’est alors, possédé par une folie passagère, que je choppe l’un des présents et l’ouvre, c’est un string bonbon dédié à belle maman. Je lui
passe le cadeau, tapote mon beau père sur l’épaule et lance : « Hé ! Le slip c’est pour elle hien, mais les bonbons c’est pour toi mon cochon, hé ouay ! ». Je le regarde et lève la main pour
qu’il la claque, mais mon bras reste tendu dans les airs, dépourvu d’affection, j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Leurs filles, ma fiancée, s’approche de moi verte de rage et m’envoi :
«Putain Stoemp, la seule raison pour ta présence est que tu avais déjà acheté les cadeaux, t’as vraiment aucune délicatesse! » à quoi je réponds: « Pas délicat, je te signal tout de même que
c’est des sous-vêtements de luxes! ». Chaque année c’est pareil, noël fait ressortir ma plus belle qualité « La générosité », mais malheureusement aussi mon pire défaut: « l’impatience », un
cocktail dynamite (avec l'accent anglais SVP)!
Les cadeaux de noël restent un secret impénétrable, la tradition le veut ainsi! Tout offrande est un sujet tabou ne pouvant être révélé avant le 25/12 pour certains ou le 24/12 pour d’autres, tout dépend de sa croyance : Le christianisme ou l’impatience. Sauf si vous m’apprenez que le petit Jésus est sorti de la vulve de sa maman entre 23h55 et 00.05, alors nous pourrions nous mettre à table et en débattre. Personnellement, je craque la veille, je déchire ces petits paquets cadeaux les mains pleines de homards et de foie gras. Je compare toujours la sensation que je ressens au bonheur que doivent ressentir les habitants du tiers monde quand ils voient arriver les aides humanitaires. C’est un peu noël tous les jours pour eux, une ambulance par-ci un sac de 20 kg de riz par là. Nous on doit attendre 365 jours avant de pouvoir se partager quelques présents. Par contre, si nous recevons des cadeaux sous le sapin il est attendu que nous en offrons également, et le prix doit être équivalent à l’amour que l’on porte pour la personne qui le reçoit. Il n’est donc pas dérisoire d’avancer que les associations humanitaires sont folles amoureuses du peuple africain et que celui-ci n’en a pas grand-chose à fiche d’eux. Les humanitaires ne sont que des gens en manques d’affections que ce monde cruel n’a cessé de rejeté, ils vont jusqu'à donner leur temps à des peuples qui n’ont rien, de cette manière ils sont certains d’être acceptés. Je les entends susurrer à l’oreille des démunis : « Dis moi que tu ne m’aimes pas juste pour mon riz, dis moi que tu m’aimes pour qui je suis» et eux répondent : « Bien sûr que oui ! Maintenant va me construire un puits pendant que je me gratte les couilles dans ce hamac, tu seras un amour.». Pauvres hommes blancs « instruit» dont ces peuples « sans le sous » profitent, tout ce qu’ils veulent c’est un gros câlin d’amour.

Enfin, il est vrai que noël est un temps de fêtes, de rigolades et de petits chapeaux ridicules, ce n’est pas le moment de penser aux profiteurs. Alors, Buvez et bouffez à vous en faire exploser
la pense, et si un petit africain se présente sur votre téléviseur en disant qu’il ne pourra jamais connaître le bonheur d’un bon noël, rappelez vous de cette petite leçon et chantez : « Si
il passait chez toi mon petit coco, le père noël aurait bien trop chaud, sa grande veste rouge c’est pour frimer et pour rien au monde il ne voudra
l’enlever!».
C'est ma nouvelle écharpe, j'adore sentir ses petite pates velues sur mon coup, c'est comme un calin.Vive
l'amour!
Le blog est à la communication ce que le flamand est à la Belgique : de trop (t’is om te rigoleren
hien). Quels sont les ringards qui tiennent encore un blog personnel à jour, je suis sûr que vous en avez dans votre entourage. Tout un chacun à un « hurluberlu » dans ses amis, réel ou
virtuel, qui ne peut se retenir de d'écrire, sur un mur pixellisé, les évènements de sa vie, ses activités ou pire, des histoires sans aucun intérêts. Je suis là, aujourd’hui, tel un maire
dégouté des horreurs qui s’écrivent sur les parois des toilettes de la gare de son village : « vos conneries n’intéressent que vous, chié !! ». Qui ose encore polluer les
méandres du WWW de bêtises comme : les journées d’un
conducteur de métro ou le aventures d’un facteur pas comme les autres ou bien des histoires de toilettes au boulot ou encor ma femme, un regret
sans retour (un must dans le monde du blog). Ceci n’est pas une réflexion sur la communication, ni même un cri de détresse face à l’affluence de crottins qui nous vient du net, mais un écrit
dont la vocation est d’insulter ces gens qui ont trop de temps et à qui le travail ne suffit pas pour remplir une belle journée, qui tapissent leurs bêtises sur la toile au lieu de garder leurs
« idées » bien rangées où elles devraient être: à l’intérieur de leurs minuscules cerveaux de pseudo-créatifs, alors que tout ce qu’il y a de créatif chez ces gens la, messieurs, ce
sont leurs parents qui ont eu le culot de les pondre et de les aimer à un tel point qu’ils croient que tout est possible, même d’intéresser d’autres humains à leurs histoires nés d’une boulimie
cérébrale, un esprit qui n’arrive pas à digérer les 3, 4 informations qu’il reçoit par jour et qui les vomit sur les lieux publics. Merde ! Je suis aujourd’hui, un lundi matin au bureau
devant mon PC, enragé, triste et clairement dépassé par ce que je raconte. Vous pensez que je m’emporte? Peut-être que cet article ridicule sur un blog douteux vous fera changer d’avis. Il n’y en
a que très peu qui sortent des créations dignes de ce nom sur internet, des bricoleurs virtuels virtuoses. Par contre, nous bloggeurs (la trace brune sur un slip sinon intact), nous sommes
comparable à un MacGyver qui n’utiliserait que la lime à ongle de son canif. Si nous nous trouvions enfermés dans une cave, en danger de mort et qu’un PC portable connecté à Internet était notre
seule ressource de communication, nous viderions la batterie du PC pour vous décrire la couleur du carrelage de cette pièce.
J’arrive à la gare de métro ce matin,
La tête dans le cul, le cul dans le sol,
les cheveux ébouriffés. Devant moi se tenait une armée des citoyens bien élevées : Costumes et journaux pour les hommes, tailleurs et jus d’ananas frais pour les femmes. Une centaine de
spécimens qui feraient sourire le plus cul-terreux des patrons capitalistes. Ils se tenaient tous bien droit, fier de leur job insignifiant dans une vie sans rêve, me rappelant que la réalité
n’est pas aussi colorée que les images qui bondissent dans mon imagination. C’est à ce moment, 5 minutes avant l’arrivée du métro, devant cette brochette d’humain éteint que les baffles se
mettent à brailler « Cocaine » d’Eric Clapton, l’hymne des années hippy, une bouffée d’air frais, un souffle de liberté qui détendit le cul serré de tout ces employés
trop pressés. Offrant une vague impression que la STIB venait de pisser des pétales de roses et de lilas sur cette foule de « briefcases » trop noir.
Je me penche vers toi, glisse mon nez dans
tes cheveux et te complimente sur l’odeur chaude qui se dégage de ton cuire chevelu, tu me regardes d’un air étonné et me réponds : « Putain Stoemp bouge, c’est pas parce que tu joues dans
l’équipe que tu peux me renifler dans les douches, MERDE !! ». Déçu, je recul en laissant ma main sur ton épaule, tu n’as pas l’air ravi, je retire ma main et retourne sous mon pommeau
en m’excusant. Tu me semble mal à l’aise et me chuchotes afin que tes paroles me restent privées : « si tu veux, tu peux prendre mon Shampoing dans ton sac et le renifler plus
tard. » Mon visage se crispe et je ne comprends pas très bien le sens de tes dires, c’est pour cela, les sourcils froncés que je te balance d’un air sarcastique : « Tu ne veux
pas que je t’encule non plus ».
Nos coéquipiers nous rejoignent dans les douches et je demande à l’un d’eux de m’apporter mon gant de toilette mauve sur lequel est brodé une
grande tulipe, pour ne pas le confondre avec celui des copains. Etonnement, je suis le seul à en posséder un et propose donc aux autres de leur nettoyer le dos, mais ils refusent de manière
catégorique. Brian entre dans le compartiment et me tend la moufle de nettoyage, pour le remercier, je lui frappe les fesses, il sourit, puis baisse la tête. Je commence à sentir que l’ambiance
n’est pas à son comble, je décide alors d’aller mettre une petite chanson française pour raviver les esprits. Ceci fait, je dépose mes mains sur les épaules du plus petit et commence à chanter
sur le rythme endiablé de l’accordéon qui accordéonnait sur le vieux transistor : « Ah Ah Ah la queu leuleu…Ah Ah Ah… ». Le jeune garçon commence à chanter et sautille
jusqu’ a ce qu’il se rend compte que personne ne nous suit. Personnellement, je m’en contre fiche, mais lui n’est pas à ses aises, nous avons donc mis fin à nos festivités aquatiques
pour se rhabiller et renter chez nos mamans. La semaine suivante, sera comme toutes les autres, je viendrais dans les vestiaires, me mettrais nu et dirais: « Bonne entrainement les gars, je
vous attends ici pour s’en payer une bonne sous les cliquetis de la douche».
Ceci dura quelques temps, jusqu’au jour où je compris que l’amitié masculine s’arrête à son slip. Nous pouvons nous pincer les fesses, se donner des surnoms intimes comme ma poule, mon lapin ect, mais une fois que les boxers touches le sol, les yeux se rivent sur le plafond. Donc, ne faites pas la même erreur que moi et soyez taquin avec vos amis mâles autant que vous le pouvez quand ils portent leur short, car après, l’amitié disparait et fait place à l’héritage que nous ont laissé ces deux imbéciles d’Adam et Eve: La Pudeur
La crise touche vraiment TOUT le monde, non?
L’autre jour je descendais du tram à Bruxelles, non loin du botanique, alors que devant moi était étalé un SDF, mieux connu sous le nom de « clochard » (pas de « belle » dans ce scénario). Il était là, baignant dans son urine avec un sourire béat, je ne pu nier mon attendrissement en le voyant. Je me suis dirigé vers lui et laissa glisser une pièce de 50 cents dans son gobelet à café, j’ai ensuite tourné les talons, mais après quelques pas j’entendis : « C’est tout ? ». Je me suis mis à marcher vers lui, son visage s’illumina et il tendit sa main, les 50cent encore au creux de celle-ci. Je l’ai regardé et reprit ma pièce d’un geste rapide mais fort féminin en disant : « avec vous, la pourriture de ce monde, c’est jamais assez hein, et bien patauge dans ta mert seulement, je t’en donnerais encore des pièces moi !!». C’est alors que je voulu partir, mais à ma plus grande surprise je me suis retrouvé face à une horde de gens qui me regardèrent en secouant la tête. Enervé, Je lança: « Quoi ! Allez-y, donnez lui du pognon, vous aller voir la gratitude de ce barbu au parfum d’anus ! ». Une trentaine de gens se sont avancés vers le Bill Gates des SDF et lui offrirent tous une pièce en me jetant des regards de dédains. Le clodo se retrouva avec plus de 20 balles et se mit à remercier tout le monde pour leur générosité.
Ensuite, ils partirent, toujours en me méprisant, l’un d’eux se permit même de cracher en morceau de salive enrobé de morve sur mon pull Bouvy.
Pourtant, je quittais les lieux avec un certains sentiment de fierté, car c’était tout de même grâce à moi que le pirate des trottoirs s’était fait quelque dollars, même si en partant
je l’entendis crier dans mon dos : « ENCULE », peut être parce que je ne lui avais toujours pas donné de piécettes et que je lui avait fièrement
dis: "appel moi Coluche jeune âme perdue" en posant mon bras sur son épaule.
Je me suis dit que cette idée pouvait fonctionner plus d’une fois, Une pièce qui tombe, des insultes qui volent, des odeurs dérangeantes, mais si tout ceci pouvait apporter un peu de bonheur à un homme, il ne fallait pas hésiter. C’est pour cela que dorénavant, vous me trouverez couché près du passage 44 suintant l’urine, à crier sur les passants assez aimables que pour me jeter une pièce.
A bon entendeur.
“T’es sorti hier?”, « Tu sors ce soir ? », “Toi t’es sorti hier?”, « Tu fais un
truc demain ? », « Et ce soir ? », « Vous êtes ou ? Y’a qui ? », « T’es qui toi ? Tu sors ce soir ? », « Allo,
alors ? ». Si les réponses à ces questions sont respectivement: « Non », « Non », « Non », « Je ne crois pas non », « Rien, calme »,
« Nulle part, tout seul », « François, non », « oui Allo, je suis malade ». Alors vous pourrez enfin profiter seul d’un
bon DVD, sans pression social, sans regroupements sous les flots d’alcools qui vous obligent, malgré vous, à participer. L’appartenance est beaucoup plus importante que le sommeil et la santé.
Nous avons tous le devoir d’être présent, c’est notre raison d’être, notre affirmation dans un amas de chose que nous ne comprenons pas. Lorsque les stupéfiants et autres détraqueurs de raisons
prennent possessions de nos cervelles respectives, nous nous envolons vers de grandes vagues de rires et des accolades amicales qui feraient rougir les plus grecs d’entre nous, ce qui amplifient
notre capacité à « kiffer la life ».
Je fais partie des plus fervents participants, et ces quelques mots ne changerons en rien mon comportement, c’est
ici qu’un : »YEaaaAAAAaaaaAAAHhh, ROCk & Roll BabY », est de mise (pour les plus cool). Car toutes les alertes physiques (qu’endure mon entourage également), comme la perte de
cheveux, les ongles verts, les dents qui craquent, les yeux qui saignent, le bras droit qui pique et la perte d’élocution cohérente, n’empêcheront jamais le sentiment d’épanouissement et d’avoir
eu les plus grands fous rires de la terre du monde, de rentrer avec nous dans la poche de nos jeans Salit, entre les cigarettes humides et cassées, les lunettes de soleils griffées, les tickets
boissons non utilisés et les faux numéros griffonnés.
Tous se disent que ce sont la jeunesse et les coiffures aérosolées qui nous tiennent dans cet état festif permanent, mais nous savons pertinemment que ce ne sont pas les poils gris qui nous retiendront à la maison, lentement devenu une prison. Oh non, la raison est beaucoup plus subtil et mesquine…Cette raison est: La femme. ETTTTTTTTT OUAI, quoi quoi quoi? C’est mon blog je dis ce que je veux. Appréciez tout de même la réaction qui est comparable à celle d’un homme de 50 ans mariés depuis 30 et qui appel sa femme « hé, hé !!! » quand elle est là et « la grognasse » ou « le boulet » devant ses copains au bistrot.
Concluons, que l’amour est éternel et que même s’il finit par aspirer tout amusements, rêves et nouvelles rencontres, il nous permet tout même, à 80 ans, d’admirer le corps nu de notre partenaire, tout fripé et ramolli jusqu’au dernier jour de notre existence.