Présentation

Derniers Commentaires

Jeudi 9 octobre 2008

Bonjour à tous, enfin à toi maman, je sais que t’es la seule à lire toutes mes bêtises. De plus, j’ai découvert que tu te connectais sur des ordinateurs différents afin d’augmenter les statistiques de mon interface, pour ceci, un grand merci. Enfin, je t’écris ce dernier texte pour te dire que ton petit Stoemp se retire et ferme son blog, tu peux retourner à tes activités habituelles comme fabriquer des gâteaux ou confectionner les plumes qui vont sur les chapeaux des chasseurs. J’espère que tu as pu prendre un tout petit peu de plaisir à lire mes écrits. Ce blog fût il la raison pour laquelle tu as retirée tout mes posters de boudins et que tu as arrêtée de poser nue pour mes peintures ?  En tout cas, merci d’être passé de temps en temps pour déchiffrer mon écriture médiocre et découvrir un fils plus perturbé que ton oncle Lulu. Mater, je te promets, c’est fini.

 





   Au revoir… 

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 12 septembre 2008

« Mon potin c’est le mien trouve toi le tient » exclame je t’ainsi à une personne voulant plagier mon plus beau ragot afin de prendre ma place dans le souvenir de cette soirée. Hors de question que ce « paparazzi» amateur vole mon instant de gloire dans ce beau rassemblement mondain. Ceci m’a demandé des semaines entières de préparation, à donner une information par ici, un ragot par là, pour enfin tenir l’histoire, que dis-je l’histoire, le conte du début de ce deuxième semestre 2008. Je fus même dans l’obligation de relâcher une histoire quelque peu embarrassante pour obtenir tout les détails du potin. Voici ce que je raconta :



 « Mon professeur de Biologie de 2ème secondaire m’avait offert un animal de terre très particulier, tout poilu et qui ne bougeait pas. J’adorais le fait d’avoir un animal si rare, comme tout pré-pubère ayant visionnées Grimelines II. J’arborais fièrement mon nouveau compagnon dans les couloirs de l’école. Jusqu’au jour où, 6 mois plus tard, ce même professeur me demande de lui rendre la bestiole qui ne fût rien d’autre qu’une chevelure synthétique. Les prochaines années furent un enfer, les autres étudiants me surnommaient l’éleveur (ça sonne cool, mais ne l’est pas). Par contre, ce que peu de gens ne savent, enfin personne, car après cette petite fantaisie il fut horriblement difficile de se faire de nouveaux copains, c’est que le matin avant de rendre « petit Roger » (il avait un nom et tout), je me trouvais aux toilettes, et débordant d’énergie sexuelle, je ne pu retenir l’envie de m’offrir une petite mort, enfin j’étais tout seul donc, un petit suicide. Lorsque j’eu terminé, je me rendis compte que je n’avais pas de mouchoir dans mes poches, c’est ainsi que je m’excusa auprès de l’animal  et essuya ma semence sur son dos. Savoir que ce connard d’enseignant se promenait avec un échantillon du Stoemp sur la tête  rendit les 5 années d’humiliation et de célibat suivantes, un brin plus soutenable. » 


Raconter cette histoire ne fut pas chose aisée, je perdis à nouveau plusieurs amis, mais tout cela valait la peine pour obtenir ce que je tiens aujourd’hui. Beaucoup de gens attendent des années avant de pouvoir partager un tel récit. Me voilà, 26 ans et déjà au top de ma carrière de trou du cul. J’ai dû retenir une larme de fierté. Le moment est venu, la musique se baisse un peu, je me tourne vers une personne et commence à lui parler en regardant les autres (comme un papa qui raconte une histoire à ses enfants autour d’un feu de camps le jour de Halloween), j’attire leur attention en les appelant d’un signe de main. Me voilà entouré d’une cinquantaine de personnes toute ouïe. Mon potin termine sa phase d’introduction, très réussie, et entame sa montée vers l’apothéose. Il me reste à mettre deux ou trois éléments en place lorsque un des invités s’écrie : « Elle a jamais fait ça…, son tour de taille c’est 42, comment veux tu qu’elle se bloque en faisant ce que tu racontes… », tout le monde se mit à rire. Mon heure de gloire vint de s’éteindre sous les éclats moqueurs des personnalités mondaines. Les bras balans, je me mis à courir vers la sortie de secours, car ceci était une urgence. Quelques mètres avant la sortie, un certains Gérard-Philippe coiffé à la perfection s’écria : « TU NE FERAIS PAS MIEUX D’ALLER ÉJACULER DANS UNE PERRUQUE".


Je cru atteindre la célébrité mais je me fis écraser par mes meilleurs amis ; les potins. Aujourd’hui dans le garage de mes parents, je pleure : « Ton potin c’est le tient, rends moi le mien ».

 

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 21 août 2008

"Passant devant le salon de l'érotisme, j'y entra pour faire un petit tour et décida d’acheter quelques outils sexuels sucrés pour  moi et ma coéquipière. Si je peux me permettre, le département créatif des entreprises spécialisées dans l’accouplement a plus d’un tour dans son sac. Quel drôle d’histoire qu’est le sexe tout de même. C’est humide, ça colle, ça sent bizarre, ça tire des grimaces, ça fatigue, mais ça fait des guiliguilis pas désagréable. Toute une vie à la recherche d’un bon guiliguili de la tête aux orteils, étrange qu’est l’être humain. Vivre sans sexe, seul un prêtre est capable de ce genre de sacrifice ET nous savons tous qu’ils ont un penchant aigu pour les magasins de jouets.

Pourtant, malgré son attrait, ne recherche pas de guiliguili en plan solitaire sur ton lieu de travail , ça fatigue et éventuellement tu t’endormiras. Pas cool pour toi, mais surtout, pas cool pour les autres."
- Disait Samantha à Carrie.

 

Je vous souhaite à tous une bonne recherche de guiliguili.

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 4 août 2008

Sur le bord du quai, la main sur la tirette, mes cheveux gras flottent au vent. Je remonte et redescend la fermeture éclaire de mon pantalon en me prenant pour un DJ, cela me fait rire même si j’ai conscience de mon ridicule et que le coté mystérieux de ma personnalité vient de s’envoler avec ce petit tour de passe-passe. Sifflotant le long des rails je démontre mon ennui aux autres usagers de la SNCB, mon pied heurtant les quelques cannettes dans mon chemin, avant de ramasser un mégot encore fumant. Je me brûle le bout des doigts en terminant la sucette de cancer jusqu’à son dernier souffle, je les pose donc en bouche pour calmer la douleur, me rappelant brusquement que ceci était la même main que j’utilisai préalablement pour dérober les petits savons rond dans la cuvette des toilettes (pas cool). Parader un dimanche après midi à la gare, un petit plaisir dont je n’avais plus profité depuis longtemps. Craquer quelques mousses sur un banc avec tous mes amis : maman, papa, Mireille l’amie de papa et le petit garçon paraplégique de la voisine surnommé « superman » (c’est moche).

 
Être inutile, ne servir à rien, chercher le but de notre vie sans jamais le trouver, volontairement. Faire n’importe quoi pour devenir n’importe qui (non ce n’est volé). De toute manière demain ne sera qu’un autre aujourd’hui, pourquoi changer ses habitudes alors qu’elles ne nous gênent pas. Viser plus haut ? Pour quoi faire, cela ne ferai que déplaire à mon super héro roulant, je ne veux pas être en haut de l’affiche, au milieu du quai 21 ça me va très bien.

 

Si toi aussi tu es pris d’une bouffée de grandeur, que tu crois pouvoir changer le monde ou simplement le tient, utilise la méthode « stoemp » : Rappel toi qu’il y a un million d’êtres humains qui n’y sont pas parvenus, alors glisse ta main dans ton slip et va faire un peu de spéléologie dans ton nez.

 

La vie passe vite et t'as pas de ticket, donc au lieu de te faire pincer, monte pas dessus.

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 17 juillet 2008

“Passe connard, mais passe je te dis”, hurle j’ainsi les majeurs levés vers le ciel et la veine frontal séparant le dessous de mes cheveux en deux parties distinctes, offrant à mon visage une forme de postérieur. Me voilà entre un véhicule électrique conduit par un petit monsieur coiffé d’une casquette « Paradisio», plissant les yeux pour comprendre ce qui se passe et une fausse voiture sportive, dans le style « Renaud Tigra » qui a tout d’une grande mais qui fait un bruit de pénis décalottant au démarrage. Je n’aperçois pas le conducteur de la seconde automobile car toutes les vitres sont teintées (oui, même le pare-brise) à l’aide d’un film plastique apposé avec une grande dextérité, un boulot d’horloger (aveugle, manchot et n’y connaissant rien aux horloges). Je décide alors de me calmer, augmentant le son de mon lecteur de compact disque afin de mieux entendre le dernier Vivaldi fraichement sorti dans les bacs (un rappeur italien qui offre une vision plutôt avant-gardiste sur le toilettage des personnes âgées).



 
La sensation d’emprisonnement et le sentiment de sécurité (enfermé dans ma cage métallisé) nourrissent ma rage, je gesticule tel un dindon en saison d’accouplement, mes yeux se laissent aller dans mon délire et les postillons sortant de ma bouche, qui feraient rougir le plus éloquent des acteurs de théâtre, s’écrasent sur mon par brise qui regrette la révolution de ’89 contre la commercialisation de l’essuie glace interne prônant l’idée que celui-ci était dangereux pour les doigts, que personnes ne voulait de « flyers » à l’intérieur de la voiture et que l’amas de boutons sur le tableau de bord du véhicule rendraient la vie insoutenable.

Ma main droite crispe le volant et la gauche punit le klaxon d’un rythme intense et répété, j’apercevais même le petit bonhomme, dans sa voiture à pile, battre la mesure à l’aide de ses pouces. Je ne pu y croire, ce vieillot se moqua de ma folie passagère, j’étais pris pour un imbécile, une patate, une banane ou pire…un navet (rajoutez y de la crème et vous aurez un délicieux repas des iles…britannique).



C’est alors que je fis l’impensable, j’aurais dû m’abstenir, car cette situation puait la pisse mais le fanatique du parc d’oiseaux vînt de rajouter son grain de sel qui fît déborder mon vase de nuit. Je sortis brusquement de ma monture motorisée en beuglant sur le petit véhicule fragile tel un entraîneur d’équipe de bas de classement de la Jupiler ligue : « Enculéééééééé, à gauche, tu vois pas l’ouverture à gauche…concentre toi connard », un peu d’anglais pour ne pas démentir la comparaison avec l’entraîneur de football : « Focus, focus, look, turn and go…ok !!! Tu vois tout de même que tu bloques le passage, faut te faire un dessin pépé, trop d’arthrose on n’arrive plus à tenir son petit volant…AVANCE CONNARD !! ».

Ceci dura jusqu'au moment où le vieil homme rétorqua « pardon ? Je n’entends plus grand chose depuis vos nombreux coups de klaxon », petit trou du cul sarcastique. Ma conscience m’interdît  de lever la main sur un homme qui ne sait pas se défendre contre un bébé, j’ai donc procédé à mon deuxième choix, je pris son visage entre mes deux mains et lui fit une baise tout en le regardant profondément dans les yeux ; il su immédiatement qu’il venait d’être frappé par «the kiss of death» (c’est plus cool en anglais) ce qui le fît partir en un quart de seconde. La situation résolu, je me remis dans la voiture et démarra, un air de fierté me traversant.

Ce n’est que plus tard que je compris mon erreur, car un jour ou l’autre, lors d’un diner, une fête de famille ou un entretient d’embauche, je tomberais sur ce même personnage et serais bien obligé de respecter mon engagement, car « le baiser de la mort » ne peut être pris à la légère. En espérant que d’ici là, il succombera à une mort naturel, car j’ai toujours eu des scrupules par rapport à l’exécution d’humains grisaillant.

En bref, ne prenez jamais d’engagement que vous ne serrez probablement pas tenir, cela pourrait se retourner contre vous.

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 7 juillet 2008

Clickedi, clickedi clicketa…clicketi clickedi clickeda, les crottins de pigeons me réveillent sous un soleil d’été plus étouffants qu’un pull tricoté à la laine de mouton nordique nourrit au labelo et au «doctor freeze». La transpiration me colle à la serviette ou à l’essuie, si vous ne comprenez pas la deuxième expression c’est que vous êtes un porteur de béret à l’égo inhumainement développé, pensant tout comprendre sauf le belge (ce qui est de même dommage pour un pays où les blagues belges bondissent de petits cerveaux à petits cerveaux). Vive la révolution, la démocratie et les couques aux chocolats (enfin, les petits pains aux chocolats bandes d’incultes).



 

Je regarde mes bras, mes membres inférieurs, mon bidon et me rends compte de la rougeur de mon corps. J’essuie la merde de rats volants de mon nombril et décide qu’il est temps de quitter la plage, sachant que j’y étais couché depuis 9h et que l’horloge indiquait bientôt 8 heures de plus. Une précision sur la  couleur initiale de ma peau est nécessaire afin de comprendre l’importance des dégâts : disons que j’envie aux albinos que leurs jolis petits yeux rouges. Mes épaules dégagèrent une fumée, non pas à peine visible, mais noir. Je sortis alors un mouchoir afin de bloquer le sang qui coulait de mon nez. Une femme se retournait pour apprécier la vue de la côte d’azure et lâcha un cri strident lorsqu’elle m’aperçue, pensant que ceci était une invitation au flirt, je m’approchais d’elle pour échanger quelques paroles futiles. La météo me semblait être un thème parfait pour notre premier (et sûrement dernier) échange. C’est ainsi que les yeux rouges vifs, le torse remplit de cloques et le nez bourré de mouchoir je lui lançais : « fait un peu chaud aujourd’hui, mais le petit vent est fort agréable n’est ce pas ? ». Bouche bée elle ne sue quoi répondre, mon bronzage faisait sûrement effet sur « les ladies » et je continuais : « c’est ce qu’on appel le mistral», en feintant le mouvement du vent à l’aide de mon corps. Mes « slashes » étant à mes pieds lors de ma sieste faisait mainetenant partie intégrale de ma jambe, avantage : t’as l’air con.

 

Après une bonne nuit passée dans un bain de glaçons je m’enduis le corps d’auto bronzant et prenais la direction de la plage, certains que mon corps avait pris une certaine résistance aux UV grâce à cette première journée brûlante. La même demoiselle se trouvait couchée au bord de l’eau et se mit à pleurer en me voyant arriver, pur bonheur sans doute.

 

C’est après six mois de coma que je me réveillais dans une pièce noire en comprenant que le bronzage est un exercice bien plus compliquée que je ne le pensais. Triste quand on sait que vos amis et collègues évaluent le succès de vos vacances à la teinte de votre peau. Mon rêve le plus ultime étant d’entendre quelqu’un me dire : « t'as bonne mine dis moi, bonne vacance ? », plutôt que : « C'est pas carnaval hein peau rouge à cloque qui pullule, enlève un peu ton maquillage et va me chercher un café brûlant ».

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 4 juillet 2008


Me voila au soleil depuis quelques jours. Je suis couché sur la plage lorsque j’entends deux pubères se jeter un ballon dans l’eau. Leurs cris enthousiastes sont comparables à ceux d’un pélican tuberculeux ou encore d’un Barry White en grand écart. C’est alors que je lève mon regard et découvre ces deux êtres pustuleux jusqu’aux bouts des ongles munis de toutes petites moustaches caressant leurs lèvres supérieures. Les deux jeunes hommes montent alors sur des petites planches de surf et se lancent sur le bord de l’eau, ils manquent de tuer un bébé et s’excusent d’une voix terrifiante avant de recommencer. Ils continuent à beugler, à se jeter du sable et à rire bêtement lorsqu’ils croisent le regard d’une demoiselle à la poitrine dénudée (qui se sent mal à l’aise car est maintenant l’image à laquelle ces deux zigotos vont faire appel pour tirer sur leur zizi à la première occasion venue).

 
Je décide de me recoucher, ayant profité d’un spectacle plus que convenable, lorsque j’entends l’un des deux mutants crier, certains d'avoir trouvé le passe temps qui révolutionnera le monde : « Oh viens, on va se cogner la tête ». Je ne sais pas en quoi consistait ce      petit jeux mais j’ai eu du mal à ne pas rire aux éclats.

 

L’adolescence, un bonheur déprimant.

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 18 juin 2008


Je recul ma chaise du bureau, me lève et pousse un chuchotement de soulagement, mon collègue me fait un petit clin d’œil et je me retourne. Je marche d’un pas décidé vers les escaliers et m’arrête devant les magazines fraichement arrivés ce matin. Je fais mon choix, décidant de m’instruire je retire le dernier exemplaire du Public. C’est à ce moment là que je croise le regard de certains et certaines collègues qui ont compris mes intentions. Ils savent quelque chose qu’ils auraient aimée ignorer, les images se dessinent dans leurs imaginations Plus personne ne peut le nier…Stoemp va faire CACA.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Public, c’est un magazine présentant les points noir, boutons et autres crevasses des personnalités à l’aide de super gros plans rendu possible grâce à un zoom de la taille d’un bras de babouin. Ceci dans le but de réconforter les moches et les ringards qui se diront : « Ah, t’as vu, sans maquillage, le matin et après une déglingue qui assommerait un testeur de barazanof (vodka souvent confondu avec le white spirit) Il n’est pas si top que ça le Danny De Vito ».

 

Je feuillette tranquillement le magazine dans mon compartiment cubique (qui a une acoustique à vous couper le souffle) et j’aperçois une photo de Maïté assise sur le pot qui était intitulée « pipi ou caca pour la dikke mama ?». Ceci me fit réfléchir: les femmes peuvent très bien prendre un magazine, se diriger vers le petit coin sans ne jamais éveiller le moindre soupçon. Pour lire aux toilettes, il faut être assis, mais pour les demoiselles la question, debout ou assise, ne se pose pas. Quel bonheur de ne pas connaître cette sensation de honte lorsque vous retirez votre lecture du présentoir et que tout le monde vous juge, vous imaginant dans votre plus simple appareil, tirant des grimaces un lendemain de Chili con carné épicé. Un sexisme irréversible, même si nous pouvons remplacer un hot dog par un tacos (un zizi par une zaza) grâce à deux trois manipulation du bistouri et prendre une apparence féminine afin de profiter de cette insouciance.

 

Est-ce la seule solution? Je n’en suis pas si sûr.

 

C’est pour cette raison que le premier jour de mon prochain boulot, je crierais haut et fort, laissant sortir toute la frustration qui me suis depuis des années : « JE PISSE ASSIS !! ». De cette manière, les gens me verront un magazine sous le bras me rendant aux toilettes et ils se diront : « pipi ou caca, on ne sait pas… ».

 

Dedju 

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 juin 2008

Il est fier, chemise blanche ouverte, beaucoup de poils décorent son torse et ses bras. Son sourire est tantôt séducteur, si l’on considère Danny Devito (voir photo) séduisant, tantôt moqueur. Ses chaînes en or sont les ornements corporels qui démontrent son importance parmi les siens. Il est à l’avant de la scène, tout le monde le voient manipuler avec agilité la pâte blanche qu’il écrase violemment sur le marbre glacé.


Aucune autre forme de cuisine ne demande une telle spécialisation dans la préparation de l’un de ses plats, le pizzaiolo, lui, ne préparera que des Pizzas. Il se défendra de son plus bel accent italien (qu’il travail depuis quelques semaines) : « Méééé, la quatré fromaggi né pas caume lé proscuto mozzarella » dira t’il. Certes, mais pour moi cela reste du pain avec des morceaux de bouffes qu’il trouve dans des petits compartiments préalablement disposés, le truc étant de ne pas plonger votre main dans les champignons alors que vous cherchez du jambon. Ceci pour dire que le Pizzaiolo n’est pas un vulgaire cuisinier, il représente son établissement, vous remarquerez donc que le malaxeur de farine est l’employé le plus stéréotypé.  Notre spécialiste de la tarte tomaté doit être à l’image du pays de la Ferrari et autres gros cylindrés séducteurs, car il est la preuve irréfutable de l’authenticité Italienne du restaurant. Tous les employés parlent fort, mais lui un peu plus. Tous les employés portent du gel, mais le sien est extra fortifiant. Tous parlent avec les mains, mais lui pourrait expliquer la théorie de la relativité n’utilisant que son petit doigt tout en étalant la tomate purée.


Ensuite, vient la cuisson au véritable feu de bois, car il ne faudrait pas décevoir les crétins qui disent à leurs copains de table : « Ici, au moins, les Pizzas sont cuites au véritable feu de bois » (j’en fais partie), qu’utiliserais t’il d’autre, un microonde ? Le pizzaiolo est le restaurant, sans lui, toute crédibilité s’envole par la fenêtre.


Pourquoi ne pas appliquer ceci à d’autres domaines? 
 

Un salon de coiffure dans lequel le visagiste spécialisé dans la « necketapijt » serait à l’entrée du magasin avec des ciseaux fluo. Une esthéticienne où la spécialiste en épilation de moustache se trouve devant l’établissement, collectionnant les poils pour en faire des poupées vaudous qu’elle vendra par la suite afin de récolter un peu d’argent pour une association caritative : « Femme à poil sans poils ».  Un salon de massages dans lequel les masseuses spécialisées dans la caresse de bite se trouvent en vitrine.

 

En bref, le pizzaiolo à beaucoup plus à nous apprendre que la simple préparation de sa spécialité culinaire.  
- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008


Je suis seul, un verre de vin rouge à la main, dans le coin d’un bar. J’ai, bien sûr, déjà remarqué la jolie jeune fille, un verre de vin blanc à la main, sur un tabouret accoudé au bar. Je l’ai vu, mais je ne l’approche pas. Persuadé qu’elle me regarde,  je fais des trucs « romantique » du style dessiner des ronds du bout des doigts avec l’humidité ou regarder par la fenêtre en feintant une pensée profonde, alors que je ne fais que penser à son regard fixé sur mes tétons qui transpercent mon singlet en maille fine, sûrement à cause du courant d’air. C’est là que je sors un petit cahier d’artiste que j’ai bourré de notes et de papiers « annexes » afin de créer l’illusion d’une vie bohémienne.


 
Ensuite, je commence à dessiner dans ce cahier avec un tout petit crayon, encore l’effet « free artist with a free mind to save the free world » qui ressort, petit crayon égal beaucoup d’idées alors que sa taille est due à l’affutage intensif que je lui ai fait subir sous la table. Je déchire la page de mon cahier et la plie en quatre. Je me dirige vers la fille en question et je lance : « j’ai vu que tu me regardais du haut de ton tabouret », la rime est intéressante à exploiter. Souvent elle me répond: « Non je ne t’avais pas remarqué, désolé», notez qu’elle est assez sympathique que pour s’excuser. Malgré ceci, je n’abandonne surtout pas la mise en scène préliminaire, toujours entrer dans son rôle avant un bon vent à l’odeur d’amertume. A ce moment, je fais un signe de la tête genre « C’est pas grave » et je dépose mon bout de papier sur le comptoir. Puis, je le fais glisser à l’aide de mon majeur et mon index jusqu’à elle (un air de peur peu se dessiner sur son visage, ne pas se décourager). Elle déplie ensuite le bout de papier pendant que je lui fais comprendre que je suis à fleur de peau en lui disant : « Je n’ai pu m’empêcher de dessiner votre portrait, vous êtes méga belle ». A cet instant, la jeune fille tire une grimace reflétant la terreur qui l’envahit (j’ai longtemps cru que ceci était l’expression physique du coup de foudre).

 

Après un temps de pose, je la regarde droit dans les yeux et lui dis: « Votre beauté frôle mon talent » car il faut toujours être un peu fier de son travail.

- Publié dans : Texte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus