« Mon potin c’est le mien trouve toi le tient » exclame je t’ainsi à une personne voulant plagier mon plus beau ragot afin de prendre ma place
dans le souvenir de cette soirée. Hors de question que ce « paparazzi» amateur vole mon instant de gloire dans ce beau rassemblement mondain. Ceci m’a demandé des semaines entières de
préparation, à donner une information par ici, un ragot par là, pour enfin tenir l’histoire, que dis-je l’histoire, le conte du début de ce deuxième semestre 2008. Je fus même dans l’obligation
de relâcher une histoire quelque peu embarrassante pour obtenir tout les détails du potin. Voici ce que je raconta :
« Mon professeur de Biologie de 2ème secondaire m’avait offert un animal de terre très particulier, tout poilu et qui ne bougeait
pas. J’adorais le fait d’avoir un animal si rare, comme tout pré-pubère ayant visionnées Grimelines II. J’arborais fièrement mon nouveau compagnon
dans les couloirs de l’école. Jusqu’au jour où, 6 mois plus tard, ce même professeur me demande de lui rendre la bestiole qui ne fût rien d’autre qu’une chevelure synthétique. Les prochaines
années furent un enfer, les autres étudiants me surnommaient l’éleveur (ça sonne cool, mais ne l’est pas). Par contre, ce que peu de gens ne savent,
enfin personne, car après cette petite fantaisie il fut horriblement difficile de se faire de nouveaux copains, c’est que le matin avant de rendre « petit Roger » (il avait un nom et
tout), je me trouvais aux toilettes, et débordant d’énergie sexuelle, je ne pu retenir l’envie de m’offrir une petite mort, enfin j’étais tout seul donc, un petit suicide. Lorsque j’eu terminé,
je me rendis compte que je n’avais pas de mouchoir dans mes poches, c’est ainsi que je m’excusa auprès de l’animal et essuya ma semence sur son
dos. Savoir que ce connard d’enseignant se promenait avec un échantillon du Stoemp sur la tête rendit
les 5 années d’humiliation et de célibat suivantes, un brin plus soutenable. »
Raconter cette histoire ne fut pas chose aisée, je perdis à nouveau plusieurs amis, mais tout cela valait la peine pour obtenir ce que
je tiens aujourd’hui. Beaucoup de gens attendent des années avant de pouvoir partager un tel récit. Me voilà, 26 ans et déjà au top de ma carrière de trou
du cul. J’ai dû retenir une larme de fierté. Le moment est venu, la musique se baisse un peu, je me tourne vers une personne et commence à lui parler en regardant les autres (comme un papa
qui raconte une histoire à ses enfants autour d’un feu de camps le jour de Halloween), j’attire leur attention en les appelant d’un signe de main. Me voilà entouré d’une cinquantaine de personnes
toute ouïe. Mon potin termine sa phase d’introduction, très réussie, et entame sa montée vers l’apothéose. Il me reste à mettre deux ou trois éléments en place lorsque un des invités
s’écrie : « Elle a jamais fait ça…, son tour de taille c’est 42, comment veux tu qu’elle se bloque en faisant ce que tu racontes… », tout le monde se mit à rire. Mon heure de
gloire vint de s’éteindre sous les éclats moqueurs des personnalités mondaines. Les bras balans, je me mis à courir vers la sortie de secours, car ceci était une urgence. Quelques mètres avant la
sortie, un certains Gérard-Philippe coiffé à la perfection s’écria : « TU NE FERAIS PAS MIEUX D’ALLER ÉJACULER DANS UNE PERRUQUE".
Je cru atteindre la célébrité mais je me fis écraser par mes meilleurs amis ; les potins. Aujourd’hui dans le garage de
mes parents, je pleure : « Ton potin c’est le tient, rends moi le mien ».
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