“T’es sorti hier?”, « Tu sors ce soir ? », “Toi t’es sorti hier?”, « Tu fais un
truc demain ? », « Et ce soir ? », « Vous êtes ou ? Y’a qui ? », « T’es qui toi ? Tu sors ce soir ? », « Allo,
alors ? ». Si les réponses à ces questions sont respectivement: « Non », « Non », « Non », « Je ne crois pas non », « Rien, calme »,
« Nulle part, tout seul », « François, non », « oui Allo, je suis malade ». Alors vous pourrez enfin profiter seul d’un
bon DVD, sans pression social, sans regroupements sous les flots d’alcools qui vous obligent, malgré vous, à participer. L’appartenance est beaucoup plus importante que le sommeil et la santé.
Nous avons tous le devoir d’être présent, c’est notre raison d’être, notre affirmation dans un amas de chose que nous ne comprenons pas. Lorsque les stupéfiants et autres détraqueurs de raisons
prennent possessions de nos cervelles respectives, nous nous envolons vers de grandes vagues de rires et des accolades amicales qui feraient rougir les plus grecs d’entre nous, ce qui amplifient
notre capacité à « kiffer la life ».
Je fais partie des plus fervents participants, et ces quelques mots ne changerons en rien mon comportement, c’est
ici qu’un : »YEaaaAAAAaaaaAAAHhh, ROCk & Roll BabY », est de mise (pour les plus cool). Car toutes les alertes physiques (qu’endure mon entourage également), comme la perte de
cheveux, les ongles verts, les dents qui craquent, les yeux qui saignent, le bras droit qui pique et la perte d’élocution cohérente, n’empêcheront jamais le sentiment d’épanouissement et d’avoir
eu les plus grands fous rires de la terre du monde, de rentrer avec nous dans la poche de nos jeans Salit, entre les cigarettes humides et cassées, les lunettes de soleils griffées, les tickets
boissons non utilisés et les faux numéros griffonnés.
Tous se disent que ce sont la jeunesse et les coiffures aérosolées qui nous tiennent dans cet état festif permanent, mais nous savons pertinemment que ce ne sont pas les poils gris qui nous retiendront à la maison, lentement devenu une prison. Oh non, la raison est beaucoup plus subtil et mesquine…Cette raison est: La femme. ETTTTTTTTT OUAI, quoi quoi quoi? C’est mon blog je dis ce que je veux. Appréciez tout de même la réaction qui est comparable à celle d’un homme de 50 ans mariés depuis 30 et qui appel sa femme « hé, hé !!! » quand elle est là et « la grognasse » ou « le boulet » devant ses copains au bistrot.
Concluons, que l’amour est éternel et que même s’il finit par aspirer tout amusements, rêves et nouvelles rencontres, il nous permet tout même, à 80 ans, d’admirer le corps nu de notre partenaire, tout fripé et ramolli jusqu’au dernier jour de notre existence.
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