J’arrive à la gare de métro ce matin,
La tête dans le cul, le cul dans le sol,
les cheveux ébouriffés. Devant moi se tenait une armée des citoyens bien élevées : Costumes et journaux pour les hommes, tailleurs et jus d’ananas frais pour les femmes. Une centaine de
spécimens qui feraient sourire le plus cul-terreux des patrons capitalistes. Ils se tenaient tous bien droit, fier de leur job insignifiant dans une vie sans rêve, me rappelant que la réalité
n’est pas aussi colorée que les images qui bondissent dans mon imagination. C’est à ce moment, 5 minutes avant l’arrivée du métro, devant cette brochette d’humain éteint que les baffles se
mettent à brailler « Cocaine » d’Eric Clapton, l’hymne des années hippy, une bouffée d’air frais, un souffle de liberté qui détendit le cul serré de tout ces employés
trop pressés. Offrant une vague impression que la STIB venait de pisser des pétales de roses et de lilas sur cette foule de « briefcases » trop noir.
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SIALMA
Bisous
Mouffles